Polarité d'une liaison chimique et différence d'électronégativité
Première générale Spé · Physique-Chimie Spé 1ère
À retenir
• Électronégativité : aptitude d'un atome à attirer le doublet d'une liaison ; maximale pour F • croît vers la droite d'une période et vers le haut d'une colonne • Liaison polarisée si 0,4 : ^- sur l'atome le plus électronégatif, ^+ sur l'autre • C–H ( = 0,35) est considérée comme non polarisée ; une liaison entre atomes identiques ne l'est jamais
Le cours
Polarité d'une liaison et électronégativité Électronégativité. L'électronégativité (lettre grecque « khi ») d'un élément traduit sa capacité à attirer vers lui le doublet d'une liaison covalente. Elle est sans unité (échelle de Pauling). Dans le tableau périodique, elle augmente de gauche à droite dans une période et de bas en haut dans une colonne : le fluor est l'élément le plus électronégatif. (H) = 2,20 (C) = 2,55 (N) = 3,04 (Cl) = 3,16 (O) = 3,44 (F) = 3,98 Liaison polarisée. Si les deux atomes ont des électronégativités différentes, le doublet liant est plus proche de l'atome le plus électronégatif. Celui-ci porte une charge partielle négative ^-, l'autre une charge partielle positive ^+ (avec 0 Critère usuel. On calcule = |_A - _B|. Par convention, on considère la liaison comme polarisée lorsque 0,4 ; en dessous, elle est considérée comme non polarisée. Ainsi C–H ( = 0,35) est considérée comme non polarisée, tandis que O–H ( = 1,24) est fortement polarisée. Cas extrêmes. Une liaison entre deux atomes identiques (Cl-Cl, H-H) n'est jamais polarisée. Pour une différence très grande (par exemple 2,2 entre Na et Cl), le transfert d'électron est presque total : on modélise plutôt l'association par des ions, comme dans le cristal de chlorure de sodium. Astuce et méthode clé Sans tableau de valeurs, la position dans le tableau périodique suffit souvent : entre deux éléments de la 2e période, le plus à droite est le plus électronégatif (O plus que N, N plus que C). Piège classique à éviter L'atome ^- est le plus électronégatif, pas forcément le plus lourd ni l'atome « autre que le carbone » : dans la liaison C–Li ((Li) = 0,98), c'est le carbone qui porte ^-.
Dans ce chapitre
- Électrons de valence et règle de l'octet de Seconde
- Molécules simples et liaisons covalentes de Seconde
- Formule brute, développée et semi-développée de Seconde
- Schéma de Lewis d'un atome et valence
- Établissement du schéma de Lewis d'une molécule ou d'un ion polyatomique
- Lacunes électroniques et molécules hypovalentes
- Géométrie moléculaire selon la méthode VSEPR
- Géométries coudée et pyramidale à base triangulaire
- Polarité d'une liaison chimique et différence d'électronégativité
- Caractère polaire ou apolaire d'une molécule
- Mise en évidence expérimentale de la polarité
- Liaisons hydrogène intramoléculaires et conformationnelles
- Conséquences biologiques de la géométrie et des liaisons hydrogène
- Bilan : Synthèse et méthode sur Géométrie, Lewis et polarité des molécules