Dénouement du Menteur : ordre restauré et ambiguïté morale du héros

Première générale Spé · Français — Bac de français 1ère

À retenir

• Le dénouement marie Dorante à Lucrèce, et non à Clarice. • Clarice épouse Alcippe, l'ami et rival réconcilié. • Géronte, le père abusé, pardonne et l'ordre familial est restauré. • La morale reste ambiguë : le menteur est récompensé par un beau mariage.

Le cours

À retenir absolument Le dénouement marie Dorante à Lucrèce, et non à Clarice. Clarice épouse Alcippe, l'ami et rival réconcilié. Géronte, le père abusé, pardonne et l'ordre familial est restauré. La morale reste ambiguë : le menteur est récompensé par un beau mariage. Tout quiproquo appelle sa résolution : les noms sont enfin éclaircis. Dorante découvre que la jeune femme des Tuileries s'appelle Clarice, et non Lucrèce ; Clarice étant promise à Alcippe, il reporte aussitôt son choix sur Lucrèce, à qui s'adressaient ses billets : la vérité des identités éclate, chacun trouve sa chacune, et le père pardonne comme la comédie l'exige. L'ambiguïté morale fait le prix du final : le menteur n'est pas châtié. Il épouse une jeune femme aimable, son rival devient son allié, son père rit presque. La comédie pardonne ce que la morale condamne, et le public s'en réjouit. Corneille prolongera l'aventure dans La Suite du Menteur en 1645. Pour l'EAF, jugez ce final sans anachronisme : l'ordre restauré prime sur la punition. L'ambiguïté même nourrit la dissertation sur le rire et la morale. Méthode Résumez le final en une phrase : double mariage et pardon du père, le menteur s'en tire bien. Piège N'affirmez pas que Dorante épouse Clarice : c'est Lucrèce qu'il épouse, Clarice revient à Alcippe.

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