Comparaison : le mensonge joyeux de Corneille et le jeu mortel de Musset

Première générale Spé · Français — Bac de français 1ère

À retenir

• Corneille fait rire avec le mensonge, Musset fait pleurer avec le jeu amoureux. • Chez l'un, le faux se conclut par des mariages ; chez l'autre, par un deuil. • Les deux pièces confient la vérité au spectateur avant les personnages. • Le langage est l'arme commune : récits inventés ici, serments et lettres là.

Le cours

À retenir absolument Corneille fait rire avec le mensonge, Musset fait pleurer avec le jeu amoureux. Chez l'un, le faux se conclut par des mariages ; chez l'autre, par un deuil. Les deux pièces confient la vérité au spectateur avant les personnages. Le langage est l'arme commune : récits inventés ici, serments et lettres là. La comparaison éclaire les deux parcours du chapitre. Le Menteur rit des mots qui enflent, On ne badine pas avec l'amour pleure des mots qui blessent : même point de départ avec des jeunes gens brillants qui jouent avec le langage, même ressort avec des tiers abusés (Géronte et Lucrèce chez Corneille, Rosette chez Musset), mais une issue opposée entre pardon comique et deuil. Le valet Cliton et le chœur des paysans remplissent une fonction proche. L'un commente avec bon sens, l'autre chante une sagesse naïve. Tous deux disent au public ce que les héros refusent d'entendre. En dissertation, ordonnez la comparaison : procédés voisins, effets contraires. Le mensonge joyeux marie, le jeu cruel endeuille. Le théâtre apparaît comme le lieu où la parole se juge à ses effets. Méthode Ordonnez toute comparaison en trois temps : langage commun, ressorts voisins, issues opposées. Piège N'opposez pas les pièces sans les rapprocher : les deux reposent sur des quiproquos de langage.

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