La sous-conversation : ce qui se joue sous les mots

Première générale Spé · Français — Bac de français 1ère

À retenir

• La sous-conversation : la vie intérieure qui circule sous les répliques. • Elle se signale par silences, reprises, hésitations et tons. • L'acteur joue l'indicible ; le spectateur pratique une double écoute. • Sous-conversation et tropismes : le même phénomène, saisi dans le dialogue.

Le cours

À retenir absolument Sous les répliques circule la sous-conversation : ce que les personnages ressentent sans le dire, et que le spectateur doit reconstituer. Point 1 Sarraute appelle sous-conversation l'ensemble des mouvements intérieurs qui accompagnent et souvent contredisent les paroles prononcées : désirs, craintes, agacements, élans vite réprimés. Les personnages parlent, mais quelque chose d'autre se joue sous leurs mots. Point 2 Au théâtre, cette couche souterraine passe par les silences, les reprises, les hésitations, les didascalies et le jeu des acteurs. Quand H.2 rejoue la phrase incriminée en imitant l'intonation de H.1, il fait entendre la sous-conversation : la blessure logée dans l'inflexion. Point 3 Le spectateur devient alors un écouteur : il doit percevoir deux discours à la fois, celui qui se dit et celui qui s'agite en dessous. C'est cette double écoute qui fait la difficulté et le prix de la pièce. Méthode • La sous-conversation : la vie intérieure qui circule sous les répliques. • Elle se signale par silences, reprises, hésitations et tons. • L'acteur joue l'indicible ; le spectateur pratique une double écoute. • Sous-conversation et tropismes : le même phénomène, saisi dans le dialogue. Vigilance Ne réduis pas la sous-conversation au sous-entendu malin : c'est un bouillonnement involontaire, pas un code rusé.

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