Versification, métrique et formes fixes poétiques de Seconde
Première générale Spé · Français — Bac de français 1ère
À retenir
• Le décompte syllabique repose sur la règle du 'e' muet : le 'e' caduc compte comme une syllabe devant une consonne, mais s'élide (ne compte pas) devant une voyelle ou en fin de vers. • Mètres fondamentaux : l'alexandrin (12 syllabes, césure médiane à l'hémistiche 6//6), le décasyllabe (10 syllabes, 4//6 ou 5//5), l'octosyllabe (8 syllabes). • Disposition des rimes : suivies ou plates (AABB), croisées (ABAB), embrassées (ABBA). Qualité des rimes : pauvre (1 son commun), suffisante (2 sons), riche (3 sons ou plus). • Forme fixe classique : le sonnet italien/français (14 vers répartis en deux quatrains et deux tercets ou un sizain, avec volta ou rupture logique au 9e vers).
Le cours
1. Compter les syllabes Un vers se mesure en syllabes prononcées. Le e muet (ou e caduc) placé en fin de mot compte devant une consonne et s'élide devant une voyelle ; en fin de vers, il ne compte jamais. « la ro-se fleu-rit » : 5 syllabes, le e de « rose » se prononce devant la consonne f ; « la ro-s(e) a fleu-ri » : 5 syllabes aussi, le e de « rose » s'élide devant la voyelle a ; diérèse : on sépare deux voyelles d'ordinaire prononcées ensemble (« vi-o-lons ») ; synérèse : on les unit. Mètres usuels : alexandrin (12 syllabes, césure après la 6e, deux hémistiches 6//6), décasyllabe (10 syllabes, souvent 4//6), octosyllabe (8 syllabes). 2. Rimes, strophes et sonnet Disposition : rimes plates (AABB), croisées (ABAB), embrassées (ABBA). Richesse (sons communs à partir de la dernière voyelle) : pauvre, 1 son (ami / joli) ; suffisante, 2 sons (été / chanté) ; riche, 3 sons ou plus (idéal / féal). Genre : rime féminine si le mot finit par un e muet (crevées), masculine sinon (idéal). Sonnet : 14 vers, deux quatrains puis deux tercets ; le vers 9 marque souvent un tournant, le dernier vers une chute. « Ma Bohème » et « Le Dormeur du val » sont des sonnets. 3. Méthode pour scander un vers 1. Compte les syllabes en marquant les e muets (prononcés ou élidés). 2. Vérifie le total ; s'il manque une syllabe, cherche une diérèse. 3. Place la césure et observe si elle coïncide avec une pause du sens. 4. Interprète : un écart (rejet, diérèse, coupe inattendue) met un mot en relief. 4. Attention Ne confonds pas la rime (retour d'un même son en fin de vers) et l'assonance (retour d'une même voyelle à l'intérieur des vers). Et ne compte pas les lettres : « bleus » ou « sentiers » ne contiennent aucun e muet.
Dans ce chapitre
- Versification, métrique et formes fixes poétiques de Seconde
- Images poétiques : métaphores, comparaisons et allégories de Seconde
- Registres lyrique et élégiaque de Seconde
- Le Cahier de Douai : 22 poèmes confiés à Demeny dans la France en guerre de 1870
- « Ma Bohème » et « Sensation » : la fugue vagabonde et la communion sensorielle
- « Le Dormeur du val » : la chute tragique qui dénonce la guerre
- Satire des bourgeois et révolte adolescente : « À la musique » et « Les Reparties de Nina »
- Colère politique et anticléricalisme : « Morts de Quatre-vingt-douze » et « Rages de Césars »
- La versification rimbaldienne : maîtrise classique, enjambements et rejets
- Sensualité et nature : « Sensation », « La Maline » et « Au Cabaret-Vert »
- Humour, argot et parodie : le détournement des formes dans « Vénus Anadyomène »
- La lettre du Voyant : « Je est un autre » et le dérèglement des sens
- Le parcours « Émancipations créatrices » : s'affranchir des règles, des maîtres et du monde
- Bilan : Synthèse et méthode sur le Cahier de Douai de Rimbaud