Sensualité et nature : « Sensation », « La Maline » et « Au Cabaret-Vert »
Première générale Spé · Français — Bac de français 1ère
À retenir
• Trois poèmes du corps : marche, trouble et halte. • « La Maline » : servante malicieuse qui quête un baiser. • « Au Cabaret-Vert » : tartines, jambon tiède et chope de bière à Charleroi. • Nature et auberges, complices de la fugue.
Le cours
À retenir absolument Trois poèmes célèbrent le corps vivant : marche, fraîcheur, faim et désirs adolescents. « La Maline » : dans une salle à manger brune, une servante malicieuse s'approche du jeune voyageur et, sous un prétexte, quête un baiser : scène d'auberge chargée de trouble. « Au Cabaret-Vert » savoure une halte gourmande à Charleroi, après huit jours de marche : tartines de beurre, jambon tiède, chope de bière dorée par le soleil, servis par une fille rieuse. Dehors, la nature accueille le marcheur (« Sensation ») ; dedans, les auberges belges le nourrissent : les deux sonnets d'octobre 1870 prolongent la fugue. Lire la sensualité sans contresens Rimbaud ne sépare pas l'âme et le corps : sentir, manger et désirer sont des manières de connaître. Le chemin et l'auberge offrent ce que la maison refuse. 1. Repère les corps : gestes, regards, appétits. 2. Repère l'accueil : herbe des sentiers, table verte, plat servi. 3. Conclus : le plaisir devient savoir du monde. Piège classique Reste pudique et précis : nomme les gestes et les sensations sans vulgarité ni invention. Le trouble se suggère, il ne s'étale pas en devoir.
Dans ce chapitre
- Versification, métrique et formes fixes poétiques de Seconde
- Images poétiques : métaphores, comparaisons et allégories de Seconde
- Registres lyrique et élégiaque de Seconde
- Le Cahier de Douai : 22 poèmes confiés à Demeny dans la France en guerre de 1870
- « Ma Bohème » et « Sensation » : la fugue vagabonde et la communion sensorielle
- « Le Dormeur du val » : la chute tragique qui dénonce la guerre
- Satire des bourgeois et révolte adolescente : « À la musique » et « Les Reparties de Nina »
- Colère politique et anticléricalisme : « Morts de Quatre-vingt-douze » et « Rages de Césars »
- La versification rimbaldienne : maîtrise classique, enjambements et rejets
- Sensualité et nature : « Sensation », « La Maline » et « Au Cabaret-Vert »
- Humour, argot et parodie : le détournement des formes dans « Vénus Anadyomène »
- La lettre du Voyant : « Je est un autre » et le dérèglement des sens
- Le parcours « Émancipations créatrices » : s'affranchir des règles, des maîtres et du monde
- Bilan : Synthèse et méthode sur le Cahier de Douai de Rimbaud