« Le Dormeur du val » : la chute tragique qui dénonce la guerre
Première générale Spé · Français — Bac de français 1ère
À retenir
• Un vallon paisible où dort un jeune soldat. • Sonnet en alexandrins qui berce puis frappe. • Chute : « deux trous rouges au côté droit », le dormeur est mort. • Dénonciation de la guerre par le contraste, sans discours.
Le cours
À retenir absolument Le poème peint d'abord un vallon paisible : rivière, cresson, herbe, soleil et jeune soldat endormi. La forme est un sonnet en alexandrins, d'allure sage, qui berce le lecteur avant la révélation finale ; des rejets (« Dort », « Tranquille ») installent pourtant un malaise. La chute révèle « deux trous rouges au côté droit » : le dormeur est un cadavre. Le contraste nature riante et mort cachée dénonce la guerre sans discours. Comprendre la chute du sonnet Tout le poème retarde la vérité : le lecteur sourit avant de comprendre. Cette surprise fait la dénonciation, plus forte que tout réquisitoire. 1. Suis le leurre : lumière, fraîcheur, sommeil innocent. 2. Repère les indices : la pâleur, le froid (« il a froid »), la narine que les parfums ne font plus frissonner. 3. Reçois la chute : les deux trous rouges disent la mort au combat. Piège classique Ne résume jamais la chute dès l'introduction de ton commentaire : garde l'effet de surprise pour ta troisième partie et montre comment le poème la prépare.
Dans ce chapitre
- Versification, métrique et formes fixes poétiques de Seconde
- Images poétiques : métaphores, comparaisons et allégories de Seconde
- Registres lyrique et élégiaque de Seconde
- Le Cahier de Douai : 22 poèmes confiés à Demeny dans la France en guerre de 1870
- « Ma Bohème » et « Sensation » : la fugue vagabonde et la communion sensorielle
- « Le Dormeur du val » : la chute tragique qui dénonce la guerre
- Satire des bourgeois et révolte adolescente : « À la musique » et « Les Reparties de Nina »
- Colère politique et anticléricalisme : « Morts de Quatre-vingt-douze » et « Rages de Césars »
- La versification rimbaldienne : maîtrise classique, enjambements et rejets
- Sensualité et nature : « Sensation », « La Maline » et « Au Cabaret-Vert »
- Humour, argot et parodie : le détournement des formes dans « Vénus Anadyomène »
- La lettre du Voyant : « Je est un autre » et le dérèglement des sens
- Le parcours « Émancipations créatrices » : s'affranchir des règles, des maîtres et du monde
- Bilan : Synthèse et méthode sur le Cahier de Douai de Rimbaud