Les connecteurs logiques et la progression du raisonnement de Seconde

Première générale Spé · Français — Bac de français 1ère

À retenir

• Cause : « en effet », « car », « puisque ». • Conséquence : « ainsi », « dès lors », « par conséquent ». • Opposition et concession : « or », « toutefois », « néanmoins », « certes… mais ». • Chaque connecteur doit traduire une relation réelle entre deux idées sur La Boétie, Zola ou Sarraute.

Le cours

1. Les relations logiques Un connecteur dit au lecteur quel lien unit deux idées. Il doit correspondre à une relation réelle. Cause : « car », « en effet », « puisque », « parce que ». Conséquence : « donc », « ainsi », « dès lors », « par conséquent ». Opposition : « mais », « pourtant », « toutefois », « néanmoins », « or » (qui introduit un fait nouveau qui change la donne). Concession : « certes… mais », « bien que », « il est vrai que… toutefois ». Addition, gradation : « de plus », « de surcroît », « non seulement… mais encore ». 2. Méthode : choisir le bon connecteur 1. Lire les deux idées sans connecteur. 2. Se demander : la seconde explique-t-elle la première (cause), en découle-t-elle (conséquence), la contredit-elle (opposition) ? 3. Choisir le connecteur, puis vérifier que la phrase reste vraie. Exemple : « Le tyran est seul ; pourtant, des milliers d'hommes lui obéissent. » L'obéissance contredit ce qu'on attendrait de sa faiblesse : c'est une opposition. 3. Attention Les connecteurs ne décorent pas : un « donc » placé entre deux idées sans lien de conséquence est une faute de raisonnement. En dissertation, la progression entre les paragraphes compte autant que les connecteurs à l'intérieur des phrases.

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