L'art de la nuance et de la concession argumentative (certes... mais...)

Première générale Spé · Français — Bac de français 1ère

À retenir

• Concéder avec « certes », « sans doute », « il est vrai que ». • Limiter avec « mais », « toutefois », « néanmoins », « en réalité ». • Trois usages : argument sans absolu, antithèse souple, objection intégrée. • Exemples sur Schwarz-Bart, Corneille et La Boétie.

Le cours

1. Définition La concession consiste à reconnaître une part de vérité à une idée avant d'en montrer les limites. Elle prouve que l'on a envisagé l'objection et rend la thèse plus solide. concéder (« certes ») → limiter (« mais ») → affirmer 2. Méthode 1. Concéder avec « certes », « sans doute », « il est vrai que », « on ne peut nier que ». 2. Limiter avec « mais », « toutefois », « néanmoins », « en réalité ». 3. Affirmer l'idée défendue, qui doit apporter plus que la concession. Exemple : « Certes, Dorante ment par vanité ; mais ses inventions deviennent le moteur même de la comédie. » On l'utilise pour nuancer un argument, pour ouvrir la deuxième partie d'un plan dialectique, ou pour intégrer une objection dans un paragraphe. 3. Attention Ne te contredis pas : la concession admet une part de vérité, elle ne renverse pas ta thèse. Évite aussi les formules absolues (« toujours », « jamais », « tout ») que la concession a justement pour rôle de corriger.

Dans ce chapitre