La syntaxe de l'interrogation : directe vs indirecte, totale vs partielle, inversion du sujet

Première générale Spé · Français — Bac de français 1ère

À retenir

• Directe : phrase autonome, point d'interrogation, intonation, est-ce que ou inversion. • Indirecte : subordonnée interrogative complétive d'un verbe (demander, ignorer…), sans inversion ni point d'interrogation. • Totale : réponse oui ou non (« si » en indirecte) ; partielle : mot interrogatif (qui, quel, où, quand, comment, pourquoi…). • Interrogation rhétorique : une question qui affirme.

Le cours

1. Deux distinctions Directe ou indirecte. L'interrogation directe forme une phrase autonome terminée par un point d'interrogation ; elle se marque par l'intonation (« Tu viens ? »), par « est-ce que », ou par l'inversion du sujet, simple (« Viens-tu ? ») ou complexe (« Dorante viendra-t-il ? »). L'interrogation indirecte est une subordonnée interrogative, complétive d'un verbe comme demander, ignorer, savoir : pas d'inversion, pas de point d'interrogation (« Je me demande s'il viendra »). Totale ou partielle. L'interrogation totale porte sur toute la phrase et appelle oui ou non ; en indirecte, elle est introduite par « si ». L'interrogation partielle porte sur un élément et commence par un mot interrogatif : pronom (qui, que, quoi, lequel), déterminant (quel), adverbe (où, quand, comment, pourquoi, combien). L'interrogation rhétorique (ou oratoire) n'attend pas de réponse : elle affirme sous forme de question. 2. Méthode : analyser une interrogation 1. Directe ou indirecte ? Cherche le point d'interrogation et un verbe introducteur. 2. Totale ou partielle ? Essaie de répondre par oui ou non. 3. Repère les marques : intonation, est-ce que, inversion, mot interrogatif. 4. Manipule : transpose de la directe à l'indirecte (ou l'inverse). 3. Attention Dans l'interrogation indirecte, pas d'inversion du sujet : on dit « Je me demande qui il est », non « qui est-il ».

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